"J’aurai voulu toucher les murs de ta demeure à l’odeur de sel, voir de ta fenêtre les matins qui se lèvent sur des horizons que je ne connais pas , mais dont je sais qu’ils sont tiens. Tu as réussi l’impossible, tu as changé une part de moi. Je voudrai désormais que ton corps me recouvre et ne plus jamais voir la lumière du monde autrement que par le prisme de tes yeux. La ou tu n’existes pas, je n’existe plus. Nos mains ensemble en inventaient une à dix doigts ; la tienne en se posant sur moi devenait mienne, si justement que, lorsque tes yeux se fermaient, je m’endormais. Ne sois pas triste, personne ne pourra nous voler nos souvenirs. Il me suffit désormais de fermer mes paupières pour te voir, cesser de respirer pour sentir ton odeur, me mettre face au vent pour deviner ton souffle. Alors écoute : ou que je sois, je devinerai tes éclats de rire, je verrai les sourires dans tes yeux, j’entendrai les éclats de ta voix. Savoir simplement que tu es là, quelque part sur cette terre sera, dans mon enfer, mon petit coin de paradis. Tu es mon Bachert..."
IT'S THE FACT THAT I WOULD TRADE A THOUSAND TOMORROW FOR ONE YESTERDAY (L)